Loire, Le Migron

C’est un monde d’eau et d’oiseaux
de passerelles surplombant le marais
Les roseaux sont ambrés
sous l’incessant crachin
La digue est bordée de vieilles pierres
de mousses
de vies grouillantes et secrètes
Des arbres noueux se mirent
dans les rigoles
où s’ébrouent les chiens
De leurs foulées puissantes
Ils font s’envoler les cygnes
qui ne sont plus paisibles.

Elle coule grosse et boueuse
S’en allant vers l’océan
Un bateau est passé il y a peu
Les remous frappent les rives
vaseuses et glissantes
Le petit chien a peur
Sa mère lui enseigne l’eau mouvante
Sens, regarde, lappe,
n’aie pas peur
c’est vivant

C’est la Loire
qui coule encore et encore
sous l’incessant crachin
tandis qu’au soir venu
le feu puissant et créateur
réchauffe la maison.

.Catherine O, « Estuaire, Le Migron », 28/12/2021

0 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *