Chez toi

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Il y a dans le vent ce matin un je ne sais quoi d’ailleurs. On dirait des alizés. En Sarthe, il ferait beau voir! Mais dans le chant du vent dansent des odeurs de poussière, des mots en wolof, un soleil en habit bleu, un murmure d’Afrique .


 Je voudrais peindre ta maison à l’aquarelle pour en rendre la simplicité et la lumière. La minuscule cuisine pleine d’amour, les banquettes où il fait bon s’affaler, ta chambre d’Ali Baba, fioles, sacs et boucles d’oreilles alignées sur des fils suspendus. Quelques crayons pour les yeux dans un pot. Des tas de bouquins, des histoires d’amour fou. La fenêtre masquée de verdure. La galerie à peinture, à devoirs-des-enfants, à théâtre, … et à machine à laver .

   Et ta cour. Abritée des regards juste ce qu’il faut pour qu’on ne s’y sente pas enfermé, le jardin des D***, clair et élancé, le tien, dense et plus sauvage, plantes grasses et pots bien ronds. Le ciment où je pose mes pas, lisse, chaud, et la poussière qui s’ajoute à la plante de mes pieds à chaque enjambée. L’arbre à sapoties surplombe la pergola noueuse comme une femme qui danse.

  Et ta présence remplit tout cela comme un caramel dans la bouche, et ton rire est comme une perle sur un fil de soie .



Pour Michèle

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