Un homme

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Il avait la sécheresse de ceux qui ont trop pleuré
âme fière sans mère ni tendresse
corps d’amiante percé au soc des orages
arpenteur solitaire des soirées naviguées.
A l’aube il rêvait de voiles, de princesses,
des loutres au pelage d’ambre suivaient son sillage, 
son rire délitait la rouille des bateaux imaginaires,
les sirènes poignardées au fond des contrées de guerre. 

Danse avec lui l’indicible
ouvre-lui le flux des fontaines
au fil de vos nuits acides et tempétueuses
Laisse-le broder sur l’écume de son désespoir
le flot emperlé de ses aurores noires,
au ciel d’améthyste soyeuse,
au ventre de tous les possibles.

Juillet 2012

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