Loire, Estuaire

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Entre ombre et lumière
La Loire à l’estuaire
se strie de lignes claires
se strie de lignes d’ocres
aux percées des nuages

Le ponton oscille au passage
de quelques zodiaques, d’une barge
Leurs remous dessinent des cercles
qui s’attachent aux saillies de métal

Sous les nasses rondes et noires
s’alanguit en étoile une ancre rouillée
Soudain s’illumine les amas de filets
cheveux d’ange centenaires

J’étale mon dos sur les planches rugueuses
lavées par la pluie, lavées par le froid
Odeur de mazout et remugle de pêche
Je ferme les yeux, voilà le soleil

Dans le silence de Donges
la Loire devient mauve
les anneaux de ses reflets
agrippent le ponton
l’emmènent en voyage…

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